Pour obtenir une chose, il faut sacrifier un objet de valeur égale. Ce principe de base est celui de l'alchimie, une science permettant de manipuler la matière afin de la remodeler selon son désir. Edward et Alphonse Elric, jeunes alchimistes surdoués, apprendront à leurs dépend qu'outre cette loi fondatrice de l'équivalence, il existe d'autres règles inviolables... Décidés à braver l'interdit pesant sur la transmutation humaine, les deux frères fraîchement orphelins décident de faire revivre leur mère grâce à leurs capacités : il en résultera un désastre total. Non content de n'invoquer qu'un immonde simulacre d'être humain, Ed perd son bras droit et sa jambe gauche, remplacés plus tard par des prothèses mécanique, tandis qu'Al est séparé de son corps entier : seule son âme, liée à une armure vide, subsiste en ce monde. Rongés par le remord et décidés à retrouver leurs corps d'origine, les deux frères décident d'aliéner leur liberté et de devenir des Alchimistes d'Etat au service de l'Armée, afin de bénéficier des avantages de ce statut.
Immense succès public au Japon, maintenant distribué en France par Dybex. Oubliez le Corpus Hermeticum d'Hermès Trismégiste et autres traités obscurément ésotériques, l'alchimie est ici une science rationnelle. Une science expérimentale. Une science terrifiante. Se prendre pour Dieu est tentant pour l'alchimiste confirmé, et les déviances psychotiques chez ces derniers sont légions... Mais pire que ces détraqués sont les alchimistes éthiques, constamment déchirés par des dilemmes insolubles... Le monde de Fullmetal Alchemist, c'est de la douleur et des larmes, une sombre vision des plus basses pulsions de l'humanité et de la valeur corruptrice du pouvoir. Chacun porte sa croix, rongé par ses erreurs passées, sa crainte de l'avenir ou sa volonté de puissance. Les Homonculus, produit des transmutations humaines interdites, sont les véritables incarnations de la faillibilité et de la folie humaine. Une façon de nous rappeler que tout acte porte à conséquences.
